Découvrir LaHood

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Une ville de cowboys

LaHood est une ville frontière typique de l’Amérique de la fin du XIXème. Elle est située sur le territoire du Nouveau Mexique. Le Nouveau-Mexique fait partie, en 1846, des territoires qui furent cédés par le Mexique sous le nom de Cession Mexicaine à la suite de la Guerre Américano-Mexicaine. Par la suite, il devient Territoire des Etats-Unis (sur une très large superficie incluant l’Arizona voisin), ce n’est que le 6 janvier 1912 que le Nouveau-Mexique aura le statut d’état.

L’arrivée des mineurs et des ranchers mena à la création de petites villes typiques du Wild West. LaHood en est un parfait exemple car la trace de sa fondation remonte à l’année 1828. Elle n’est alors qu’un amas de petites maison de bois, une vague rue principale…

Le vie typique de l’ouest

Avec sa rue principale se terminant à l’entrée sur son imposant saloon ‘The Rich Saloon’, ses hôtels particuliers, son Shérif Office, sa bank, ses commerces, c’est une ville typique construite sur le modèle de tant d’autres. On notera sa prospérité à la taille impressionnante de sa banque (à deux pas du saloon et du bureau du Shérif). Certaines grandes familles résident en ville ou elles ont un hôtel particulier. La proximité avec la voisine mexicaine (Paso del Loco) est bénéfique pour le développement conjoint des deux communautés, ou, malgré les différences et le passif historique, les relations sont plutôt bonnes. On notera la présence d’un cabinet vétérinaire, d’une église (dont le toit fut refait juste avant la guerre de sécession, d’un poste office (relais du Pony Express et des diligences avec sa charmante petite chambre d’accueil au dessus qui est devenu le cabinet du docteur), de l’ancienne échoppe du blanchisseur Mr Ming (transformée successivement en poste de la cavalerie de l’Union, etc…), du maréchal ferrant,…

Bien que la presse ne soit pas le souci premier de la vie locale, le LaHood Chronicle et son équipe menée par un véritable Journaliste de terrain – Mr Morgan Hardcastle Jr – ont réellement crée le besoin. Ses articles de fonds, ses brèves qui font mouches et bien sûr le relais des grandes nouvelles nationales (avec l’aide du câble enfin installé à LaHood) sont devenus en peu de temps une véritable référence locale en matière d’information.

Sans oublier son église, refaite et agrandit dès fin 1862. Fin 1872, un Pasteur Mormont accompagné de ses ouailles aurait semble-t-il racheté le bâtiment…

A l’origine, une terre de ranchs

Le Comté de LaHood regroupe la ville de LaHood et les collines environnantes. C’est une terre de bétail, niché proche du Rio Verde. En hiver, les pâturages sont abondants (pour autant que l’on évite de les comparer avec ceux du Wyoming ou du Kansas…), aussi de grandes exploitations de bétails ont fait prospérer la ville jusqu’après la guerre de sécession, tant pour approvisionner les territoires voisins que pour commercer avec le Mexique voisin (presque toujours) en guerre.

Le comté de LaHood comptait jusqu’à 8 ranchs en 1862, dont les plus importants, celui de John Chisum (revendu à Doug O’Connor et Tennessee Lee Lewis en 1863), celui de la famille Wilcox et celui d’Howard LittleJohn (abattu semble-t-il dans un saloon en octobre 1862). La guerre fratricide entre le Nord et le Sud impacta violemment la prospérité de la ville. Cette dernière, comme l’ensemble du territoire du Nouveau- Mexique, n’étant pas officiellement alignée sur l’un des camps. Toutefois, la bataille de Langston Bridge eut un retentissement jusqu’à LaHood…

La découverte de l’or en 1862 sur les terres du ranch Norton bouleversa la vie paisible des ranchers. Certains irréductibles continuèrent le commerce de vaches d’autres creusèrent leurs terres à la recherche d’un filon. Le mariage de Suzy Norton et d’Ethan Lorne fit de la fusion de leurs propriétés la plus grande terre du comté (le ranch Norton-Lorne et la superbe propriété de Darlington Fork). Non seulement ils possédaient les plus grands troupeaux, mais également l’essentiel des filons d’or. Très vite, afin de se protéger d’éventuels jaloux, les Norton’s (appelé ainsi car c’était manifestement Suzy qui portait la culotte dans le ménage) engagèrent une milice privée composée de mercenaires sans foi ni loi. A partir de 1863, LaHood vit sa population augmenter considérablement avec l’arrivée de chercheurs d’or, pour la plupart sans foi ni loi…

Le massacre de LaHood

Le terrible massacre de 1866, qui fit (presque) le tour du continent, est resté comme l’un des évènements majeurs de la vie locale. Il aura fallu attendre 1872 pour enfin mettre la main sur le principal responsable, John-William Rutherford – alias – ButcherBill, et identifier certains de ses complices… Car au-delà d’un massacre, les bruits courent et indiquent un enjeu plus grand. Hélas, le jugement et la pendaison du salopard n’auront servit à rien… L’homme arrêté et pendu n’était qu’un pion, un ancien de la bande, une mise en scène pour attirer le véritable Butcher Bill et le juger… Mais certains n’avaient pas l’intention que le véritable boucher soit arrêté, il aurait trop pu en dire sur les raisons véritables du massacre. Les déchirements furent nombreux entre les habitants et la menace ou la chance de voir concrétiser le projet de ligne de chemin de fer transfrontalier amena certains à prendre des positions radicales. Se croyants finalement hors de danger, tout le monde oublia bien vite Butcher Bill avant que ce dernier ne décida de s’emparer, par la force, des deux villes à l’occasion d’un raid meurtrier. Commença alors le purgatoire pour LaHood et Paso del Loco et leurs habitants. Purgatoire qui se transforma en un enfer de deux années, sordides, horribles, violentes…

Le purgatoire puis l’enfer: 1872 – 1874

Deux années d’une occupation meurtrière. Régnant en despote, les habitants furent traqués, certains enfermés dans les vieilles mines, servant de main d’oeuvre au boucher et à ses hommes. Les mexicains, premières victimes du boucher, ont pour les survivants désertés la belle Paso del Loco. L’église fût fermée, le fort transformé en camp de concentration, même l’icone du Mexique – Tico – fut déporté. En ville, la suspicion règne entre les habitants. Malgré les suppliques de certains courageux qui réussissent à contacter l’extérieur, aucun renfort, aucune tentative des autorités pour libérer la ville… Certains murmurent déjà que cela arrange bien les puissants qui achètent le silence du boucher pour faire disparaitre un témoin gênant, un rival agaçant, une maitresse trop bavarde.

Au fil des mois, Butcher Bill a étendu sa main-mise sur le territoire. Les titres de propriétés sont annulés et ré-attribués à son seul profit. L’homme est résolument fou, il fête son anniversaire tous les trois mois et exhibe, comme preuve de sa bonne volonté envers lune population qu’il veut docile, les maigres habitants prisonniers dans un macabre show. Certains pensent qu’il faut jouer le jeu, en façade, un point de rupture entre bien des membres de la communauté. En juillet 1874, il annonce son mariage avec Suzy Norton, dernière représentante (veuve) du passé glorieux de la ville: le passé des cowboys, des ranchs et des valeurs…

Cette cérémonie, cette fête, qu’il veut exceptionnelle sera le couronnement de son règne et le début de sa dynastie ! Pour l’occasion, il fait venir un cirque et sa vedette, l’exceptionnel Fantagaro Molinari !

Le soir de ses noces, sirotant un verre et cigare au lèvres, il est abattu dans le Double U Saloon. Ses hommes n’y pourront rien, trop saouls, pas assez vigilants.